Les dérives et enjeux de la domotique

La réglementation des données personnelles et des objets connectés

La vidéo de Natoo

L'objet connecté régule l'homme

L'absence de lois pose aussi la question du traitement des données personnelles fait par les outils technologiques mis en place, de plus en plus fréquemment, dans notre habitat. En effet, la première question qui se pose pour la plupart des utilisateurs c’est l’utilisation qui sera faite de ces données. Si la maison nous connaît, le fabricant aussi, il peut donc enregistrer ou se servir à des fins économiques des données que l’objet collecte. Il serait utile pour un publicitaire de connaitre les habitudes alimentaires d’une personne qu’aurait pu collecter son frigidaire. La revente des données est donc une grosse question de société qui, avec l’arrivée de la domotique, prend de plus en plus d’espace dans le monde médiatique.

La domotique rajoute aussi des besoins, règle des problèmes qui au final n’en sont pas vraiment. C’est ainsi que la youtubeuse Natoo dénonce avec humour l’inutilité, voire la perversité des objets qui nous « aide » à contrôler notre vie et à détenir encore plus d’informations sur notre personne.

Il y a dans la domotique l’idée de confort, de se délester des choses inutiles de la vie, de plus avoir à y penser. Ainsi les mécaniques et les gestes de la vie courante changent, le robot finit par penser à la place de l’Homme, il pense presque aux choses avant lui. Par exemple, on n’a plus le temps de se rendre compte que le soleil se couche, que la lumière s’allume déjà. La vie domestique se retrouve ainsi changée, elle est régulée selon des critères bien précis et des données scientifiques. La lumière s’allume à tel degré de luminosité, il n’y a plus de perception par l’Homme mais bien des calculs réalisés par une machine pour déterminer le moment opportun de déclencher tel ou tel mécanisme.

Il est vrai que ce que l’on appelle émotion, ne sont en réalité que des procédés chimiques complexes, et que donc l’homme n’est pas si différent de la machine. Mais, n’y a-t-il pas dans la régulation pure et parfaite de notre habitacle une idée de déshumanisation ? Si la technologie régule tout, l’homme tend à se rapprocher du robot, voire à devenir dépendant à la technologie. Cependant, selon le courant post-moderne née après la seconde guerre mondiale grâce à Jean-François Lyotard on peut, en effet, se demander si la technologie et le progrès sont vraiment la réponse aux problèmes de l’humanité comme ont pu le prôner les Lumières.

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